France

Au procès du 13-Novembre, une survivante du Bataclan raconte les angoisses qu’elle affronte encore aujourd’hui

Comment va-t-on après avoir témoigné au procès du 13-Novembre ?
Pas toujours bien. « Il n’y a pas eu d’effet magique devant la
cour d’assises », a raconté vendredi l’avocate d’une jeune
femme confrontée à « ces angoisses qui paralysent ».

« Ce que j’aimerais dire ici, c’est que je suis sur un fil
(…) Parfois le fil est tendu, et même si c’est difficile de
marcher sur un fil, je m’en sors, car il est tenu à chaque bout par
deux géants qui sont ma force et ma joie », avait dit le 18 mai
la frêle mais si forte Neïma, rescapée du Bataclan. « Parfois,
le fil lâche, je n’ai plus rien, et je coule, je chute de haut,
sans voir le bas », avait-elle poursuivi.

Son témoignage, quasi-murmuré, rythmé comme un long poème,
dégageait une force impressionnante. « Brillante et
insouciante »,…

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